vendredi 19 décembre 2008

Punir les traîtres



Bande originale du film Braveheart. Le passage évoque le moment ou William Wallace élimine méthodiquement tous les traîtres qui au nom de l'Ecosse et de leurs intérêts ont trahi.

En Bretagne il en sera de même.


Ne pas désespérer, lutter jusqu'au bout

In extremo: Herr Mannelig

mercredi 17 décembre 2008

Soutien à Emgann pour les cantonnales de Douarnenez

COMMUNIQUE
Source : Emgann-Mgi
Porte parole: Gaël Roblin
Publié le 16/12/08
DOUARNENEZ — Cantonale de Douarnenez : La Breizhistance continue !

Le mouvement de la gauche indépendantiste Bretonne (Emgann) tient à apporter son soutien à la candidature de Arno Vannier ete Martine Velly, dans le cadre de la cantonale partielle qui aura lieu à Douarnenez qui aura lieu les 10 et 17 janvier prochains.

Cette candidature s'inscrit dans le cadre de la dynamique de la plate-forme Breizhistance qui regroupe depuis le printemps 2008 les Bretons et Bretonnes (membre d'Emgann ou non) soucieux de proposer une alternative électorale basée sur le droit à l'autodétermination nationale du peuple Breton et le partage des richesses.

Dans le contexte actuel marqué par la crise économique et de nombreuses mobilisations sociales (lycéens en lutte, défense des hôpitaux de proximité et des services publics, lutte contre la répression politique…) la candidature de nos deux compatriotes apparaît localement comme la seule candidature de lutte contre le gouvernement de Sarkozy et de ses relais locaux, prenant en compte les spécificités bretonnes tout en restant indépendante de la gauche jacobine française. C'est pourquoi nous invitons nos militants et sympathisants à soutenir cette candidature, en se rendant notamment à la manifestation de soutien aux hôpitaux de proximité qui aura lieu à Kemper/Quimper le samedi 20 décembre à 11 heures (place de la Résistance) à l'appel de nombreuses organisations et syndicats et en présence du candidat de la Breizhistance : Arno Vannier.

Pour Emgann MGI : Fanch Oger. Le 16 décembre 2008 ■

War Sav Breizh encourage naturellement les lecteurs nationalistes à soutenir ces candidatures.
http://www.mesopinions.com/Plouguerneau-petition-petitions-7c276e9a733f7f830d4d2a14484e34c9.html

De Robespierre à Sarkozy

Il est parfois des déclarations qui valent bien des discours. Le Président français vient de nous en donner un exemple éclatant.

"Depuis 200 ans, la république se sont les mêmes principes, les mêmes valeurs, les mêmes objectifs, mais ce sont des priorités, des procédures, des moyens différents en fonction des époques et naturellement, des circonstances."

Nicolas Sarkozy, 17 décembre 2008, discours sur la diversité et l'égalité des chances à l'école Polytechnique

Nous fournissons ici les "mêmes principes, les mêmes valeurs, les mêmes objectifs" qui animent de l'aveu du président français l'élite de l'état français depuis deux siècles avec des procédures de degré variable mais de même nature:

"La république c'est la destruction totale de ce qui lui est opposé" SAINT JUST

" Le vaisseau de la révolution ne pourra arriver au port que sur une mer de sang "  Barrère, 17 septembre 1793

« Nous ne laisserons aucun corps hétérogène dans la république. » GARNIER DE SAINTES

« Il convient de faire de la Vendée un grand cimetière national, afin de purger entièrement le sol de la liberté de cette race maudite. » Général TURREAU

« Je n’ai point fait de prisonniers. Les soldats de la liberté étaient trop indignés par l’audace de cette horde d’esclaves qui ont osé les déranger de leur dîner. » Général MIESKOWSKI

« Le comité a pris des mesures qui tendent à exterminer cette race rebelle des vendéens. » BARERE

« Le département qui a trop longtemps porté l’effroyable et perfide nom de Vendée, n’est en ce moment qu’un monceau de cendres et un vaste désert. » BARERE le 5 novembre 1793

« Il n’y a plus de Vendée ! Citoyens républicains, elle est morte sous notre sabre libre, avec ses femmes et ses enfants. Je viens de l’enterrer dans les marais de Savenay, suivant les ordres que vous m’avez donnés. J’ai écrasé les enfants sous les pieds de mes chevaux, massacré les femmes qui au moins pour celles là, n’enfanteront plus de brigands. Je n’ai pas un prisonnier à me reprocher. J’ai tout exterminé… Les routes sont semées de cadavres. Il y en a tant que sur plusieurs points, ils font des pyramides. » Général François WESTERMANN


Ce préambule historique nous servira ainsi à prendre le recul nécessaire vis à vis des déclarations du représentant de l'exécutif français, donc de l'état, qui réaffirme sans détour le projet français: celui de détruire les collectivités humaines organisées qu'elles soient religieuses, culturelles ou autres par des mesures à géométrie variables mais permanentes.

Il n'appartient pas aux nationalistes bretons de juger de leur pertinence sur notre territoire national. Ces déclarations étant comprises dans une perspective plus large de gestion de crise des problèmes dus à la question des flux de populations. En effet notre peuple n'a eu aucun levier de décision qui puisse engager sa responsabilité dans les politiques menées à cet égard. En d'autres termes n'ayant aucun état national ou autonome organisé, le peuple breton ne saurait être tenu pour responsable des mesures prises à l'encontre des populations migrantes présentes sur son sol puisque de fait le peuple breton est à lui tout seul un peuple de sans papiers en France et qu'il n'a rien délibéré à ce sujet.

Cependant par une empathie naturelle pour ceux qui, comme nous, subissent le nivellement républicain qui relève d'avantage de la terreur que du respect des peuples et des individus, nous oserons noter que grosso modo, la république ne change absolument pas malgré les propos du président français qui se targue de "moderniser" une république et non de l'enfermer "dans le mythe". Que propose Monsieur Sarkozy ? Rien moins que ce que l'on fit dans certaines colonies: l'indigènisation. En quoi cela consiste t'il ? C'est fort simple: on prend au berceau un membre du peuple colonisé et spolié, on l'envoie à Paris ou on en fait un français politiquement et culturellement docile. Après quoi il revient dans son pays ou, conscient que sa position ne tient qu'à la bonté de l'occupant en y ajoutant au surplus le zèle induit par son embrigadement dès le plus jeune âge, il peut appliquer avec rigueur la trique coloniale en toute bonne foi.

La République jacobine n'aime pas le peuple. Elle prétend donc lui donner une élite, formée à sa façon, qui dirigera autoritairement l'état sans possibilité d'accès pour le peuple réel aux responsabilités politiques. C'est donc un système nobiliaire ou oligarchique. En France cette aristocratie est composée de haut fonctionnaires qui dirigent une fonction publique pléthorique de 6 millions d'individus qui ne peut rien faire d'autre que de coller aux desideratas de ces nouveaux aristocrates républicains par convergence relative d'intérêts. Là ou Nicolas Sarkozy parle "d'ouvrir" l'élite, il se contente en réalité d'adapter le jacobinisme aux composantes ethniques qui composent la France (et encore pas celles indigènes comme les peuples breton ou corse). Cela ne signifie absolument pas que nous gagnerons en démocratie, cela signifie que le jacobinisme pour se survivre à lui même proposera à des candidats de couleur de bons postes pour qu'ils fassent les gendarmes sans que l'état français n'ait à souffrir l'accusation de racisme. En gros le discours de Nicolas Sarkozy, qui prétend avoir découvert l'Amérique, ne consiste qu'à proposer un jacobinisme "black-blanc-beur" au lieu d'un jacobinisme "blanc". Au lieu d'être fliquées par un préfet Dupont-Lajoie, les populations issues de l'immigration auront le droit, bonté républicaine, d'être fliquées par un préfet d'origine arabe ou noire africaine.

La constance de cette politique qui consiste à refuser le droit pour la société civile et ses composantes de gérer le pays sans intermédiaire est caractéristique. Cette république oligarchique qui est celle "des copains" est bien la même depuis deux siècles voire plus. C'est toute l'histoire d'un pays artificiel, la France, qui n'existe que par un état lui bien réel qui défend ses intérêts qui ne sont certes pas ceux des peuples.

Nous pouvons donc dire que le peuple breton, fort de ces déclarations, peut s'attendre à une politique identique à celle menée depuis deux siècles au moins, mais certainement plus, qui ne vise rien moins qu'à l'anéantir, tantôt ouvertement, tantôt insidieusement comme le confirme ces récentes déclarations.

Puisque la république ne change pas, pourquoi devrions nous changer pour elle ?

En guise de conclusion, les nationalistes bretons peuvent dire que civisme et culture sont deux données distinctes et que les populations étrangères  à la culture du pays ne doivent pas être soumis à une quelconque contrainte en matière culturelle ou religieuse, le droit commun englobant toutes les dérives portant atteintes aux personnes.

War Sav Breizh propose l'idée d'une nationalité comme critère objectif découlant de la filiation. Ce critère n'étant pas lié à l'exercice des droits civiques accessibles de notre point de vue, dans le cadre d'un état breton, à toute personne ayant admis les règles érigées par la constitution. Nous voulons un civisme audacieux, non automatique, conditionné par des engagements pour la communauté civique (service militaire, civil, ou autre ayant marqué une volonté d'améliorer le bien être commun). Ainsi un national breton pourrait il être dépourvu de droit à se présenter à une élection s'il n'a pas marqué de volonté de s'engager bénévolement pour le bien public, a contrario d'un non national, turc par exemple, a réalisé un projet concret reconnu comme d'utilité publique et donc reconnu comme "citoyen" de l'état breton. La nationalité ne conférant "que" le droit de vote.

Ce serait donc un état faisant place aux volontaires dans le cadre civique, laissant la dimension nationale hors du champ politique au sens strict du terme. Avec un tel système on serait loin des nominations autoritaires de type colonial auxquelles on assiste pour un engagement personnel coupé de toutes considérations raciales ou religieuses, à la seule exception de la reconnaissance du breton comme langue civique (ce qui n'interdit pas les langues sociétales communautaires libres d'enseignement). 

Telles sont les pistes que les nationalistes bretons peuvent proposer comme alternative concrètes à la démagogie républicaine française qui nient à la fois le fait culturel, national et religieux, mais encore pratique une caricature de démocratie en osant confondre oligarchie référendaire et contrat civique.

De Robespierre à Sarkozy

"Depuis 200 ans, la république se sont les mêmes principes, les mêmes valeurs, les mêmes objectifs

mercredi 10 décembre 2008

Réunification: l'atout maritime

RÉUNIFICATION. L’ATOUT MARITIME

Professeur de géographie à Rennes 2 et président de Bretagne Prospective, Jean Ollivro estime que la réunification de la Bretagne ne nuirait en rien à la Basse-Bretagne. « Nantes, dit-il, est un élément logistique capital ».

Quels sont les arguments qui, selon vous, militent en faveur d’une réunification de la Bretagne ? L’important, aujourd’hui, c’est la question de l’économie. Il y a une argumentation assez forte que l’on connaît sur les plans historique, culturel et géographique mais on oublie trop souvent la dimension économique. Actuellement, la Bretagne souffre d’un déficit de fonctionnement avec la mer. Nous avons une logique trop terrienne. La réunification de la Bretagne renforcerait son ouverture sur le monde. Le débouché naturel de la Bretagne, c’est Nantes. 

Oui mais cela ne se ferait-il pas au détriment de la Basse-Bretagne et de Brest ? C’est tout le contraire. Plus on est dans une logique terrienne, plus la Bretagne occidentale est fragilisée. Aujourd’hui, 80 % du commerce mondial passe par la mer. Les régions en Europe qui fonctionnent bien associent un port puissant à des ports secondaires. Nantes est un élément logistique capital pour la Basse-Bretagne.

En 1851, la Basse-Bretagne comptait 451.000 habitants de moins que la Haute-Bretagne. Aujourd’hui, l’écart est d’un million. Le phénomène s’explique essentiellement par la réalité d’un fonctionnement très terrien qui, s’il a permis certains progrès, nous a également placés très à l’ouest. Quand on avait un fonctionnement maritime, Brest était plus peuplée que Rennes. 

Vous voulez dire que la Basse-Bretagne a tout à gagner à une Bretagne à cinq départements ? Si on reste à quatre départements, c’est l’affaiblissement de la Basse-Bretagne et même, à terme, de Rennes. Rennes, et d’ailleurs Nantes, n’ont aucun avenir s’il n’y a pas une région forte derrière. Si Rennes est la tête d’une sorte de Connemara, elle est morte. Dans l’Histoire, Rennes a toujours été prospère quand elle était un rouage entre la Bretagne et la France. Rennes et Nantes sont des villes de rouage. Elles ont intérêt à avoir un arrière-pays constitué. Il faut être dans une logique gagnant-gagnant. 

Mais cela est-il possible, compte tenu de la rivalité entre les deux villes ? Aujourd’hui, ce qui compte, c’est un fonctionnement en réseau plutôt que d’avoir une seule tête. Il y a, avec une éventuelle réunification, l’occasion de formuler un projet breton dans lequel on intègre Nantes et Rennes mais aussi Brest, Lorient, Saint-Brieuc et donc d’envisager une sorte de partage des compétences. 

Le moment vous paraît-il propice pour démarrer le chantier ? Il y a aujourd’hui, incontestablement, une fenêtre. Je pense que les propos du président de la République témoignent du fait que l’administration se rend compte du décalage des institutions avec la vie réelle. Si on veut réformer, calons la réalité des territoires sur la vie quotidienne des gens. Le milieu universitaire soutient ça depuis longtemps. Reste à savoir si les Bretons vont saisir cette occasion, pas seulement les élus mais aussi la société civile. Cela permettra également de mettre au jour les intérêts locaux rétrogrades de quelques-uns qui ont peur pour leur chapelle. 

Propos recueillis par Yvon Corre

mardi 9 décembre 2008

Ne pas s'inquiéter

Ne pas s'inquiéter de la non mise à jour temporaire du blog.