mardi 31 mars 2009

La république jacobine génocidaire



"Deux fosses renfermant les restes de victimes d’une tuerie survenue pendant les guerres de Vendée en 1793 ont été découvertes par les archéologues dans la ville du Mans, indique aujourd’hui un communiqué de l’Inrap (Institut national de recherches archéologiques préventives).

La première des deux fosses dégagées dans le secteur appelé Quinconce des Jacobins dans la ville du Mans contenait neuf ou dix individus, certains cadavres portant encore boutons de chemise et de culottes, boucle de bottes ou de guêtres, canif ou chapelet. La seconde fosse, condamnée par une épaisse couche de chaux vive, contenait une vingtaine de corps.

Hormis un enfant et deux adolescents, les sujets inhumés étaient tous des adultes, dont de nombreuses femmes. Les restes portaient les “stigmates osseux d’un véritable acharnement”, à l’arme blanche, fractures de fémurs et de radius, mandibule tranchée, maxillaire coupé, omoplate percée. Un seul impact d’arme à feu a été décelé.

Les restes sont ceux de victimes d’une tuerie survenue les 12 et 13 décembre 1793, pendant la première guerre de Vendée."

Le Figaro

dimanche 29 mars 2009

Contradictions Identitaires

"Nous sommes en effet bien loin de cela. Le combat que nous menons est un combat breton, et européen , car nous savons bien évidemment que l'entité « France », ne signifie absolument plus rien aujourd'hui. Il existe des bretons, des basques, des normands, des corses, des flamands, des parisiens, mais le mot français, lui, n'a plus aucun sens , tant ce qualificatif est aujourd'hui attribué à tout et surtout à n'importe qui."

Cette citation du jeune chef de "Jeune Bretagne" est intéressante. Cependant elle s'oppose à ce que dit Fabrice Robert, président du Bloc Identitaire dont fait partie le "Bloc Breton" dont l'une des composantes est Jeune bretagne.

"Une identité s'articulant autour de 3 niveaux: une identité charnelle, c'est la région. Une identité historique, c'est la France. Et enfin une identité civilisationnelle, c'est l'Europe."

Fabrice Robert, Bordeaux, 7 mars 2009


Il y a là manifestement une divergence d'opinion. Et nous aurons tendance à accréditer d'avantage le président du Bloc Identitaire plutôt que le responsable d'une antenne régionale en charge de la jeunesse.

Cela nous permet d'analyser le discours identitaire et d'en voir la profondeur doctrinale.

Tout d'abord on parle d'une "identité charnelle" qui serait la "région". Il y a déjà là une incohérence pour ne pas dire un paradoxe. Le terme de région n'a qu'une dimension géographique: c'est un sous ensemble d'un tout plus vaste en termes d'espace. C'est un terme privilégié de l'école géographique française, universaliste et républicaine, afin de ne pas mettre en valeur les minorités nationales de l'hexagone. Un sous ensemble spatial en effet n'a pas par définition de caractéristique ethnique. La "région Centre" est une région au même titre que la Bretagne. D'un coté nous avons un peuple, avec une histoire nationale et une appartenance  à la civilisation celtique et chrétienne, de l'autre une donnée administrative récente. 

Le terme "région" n'a donc par nature aucune dimension "charnelle". C'est simplement le moyen de ne pas poser la question qui fâche les esprit français anti-ethniques, la question des peuples et minorités nationales. C'est en effet un débat qui créerait de nombreuses frictions et force est de constater que malgré les serments "d'enracinement" du mouvement identitaire, on n'ose pas écorner trop directement le mythe national de Lavisse d'une "Nation" Française homogène dans le temps et l'espace. Y chercher de trop près ce serait avouer qu'il n'y a pas de peuple français et encore moins de "nation français" dans la dimension ethnique de ce terme. Il y a un peuple allemand, il n'y a pas de nation française. Il y a un état français, ce qui est très différent.

Nous voyons donc que le régionalisme identitaire conforte logiquement le mythe d'une "nation française" qui serait en paix avec ses parties constitutives alors même que l'histoire de la "nation française" (1789, Valmy) entame celle de la lutte contre les ensembles ethniques et organiques du royaume de France.

Sur le second concept de France comme "échelon historique" de l'identité, il est aussi sot que le premier. Cela reviendrait à dire qu'en dehors de la "France" il n'y a rien d'historique. Hors ce qui justifie l'idée même d'Europe, c'est précisément qu'au delà de l'histoire des états nationaux issus du 19ème siècle, il existe entre les européens une réalité historique commune. L'Europe est donc un échelon historique aussi pertinent que celui du village, pour la bonne et simple raison que l'histoire est celle d'un tout mais que l'intérêt peut varier en fonction de la focale que l'on utilise. Ce qui justifie l'idée européenne c'est bien plutôt la parenté raciale, linguistique, spirituelle des peuples dits européens et dont l'action dans le temps donne une dimension historique relativement homogène en termes artistiques, religieux, politiques, etc.

Evoquer le sentiment européen ne coûte pas tellement cher aux Identitaires puisque de toutes façons les "identitaires" ne se donnent mandat qu'en France. On verra derrière cet "européisme" un sentiment romantique de sympathie pour les luttes réellement nationales, ethniques, des peuples européens, qui de Hongrie, qui de Croatie, pour mieux combler le cruel vide ethnique français. Et il y a là un aveu: ne pas admettre l'ethnisme en France au profit du "régionalisme", qui ne veut rien dire, tout en cherchant un supplément d'âme en "Europe" sans en admettre les conséquences logiques en France relève de l'inconséquence, voire de l'imposture.

L'idée française est impériale en soi. L'idée européenne également. A cette différence que l'idée française est universaliste et a intégré ces notions au plus profond de son esprit au point d'éradiquer la France organique qui préexistait, la France des langues nationales (breton, corse, occitan, germanique d'Alsace, flamand, etc.). Son colonialisme y a puisé sa justification. Son immigration également. C'est le "vivre-ensemble" républicain qui n'est que l'envers du "devoir de civiliser les peuples inférieurs".

Si l'on se revendique de "l'archéo-futurisme", on ne peut se contenter d'une simple volonté contre-révolutionnaire et réactionnaire représentée par le monarchisme français qui d'ailleurs a clairement fait le choix du formalisme au détriment la contre-révolution. La France des provinces n'existera plus en l'état car ces provinces ont été détruites. On peut certes militer pour la rebâtir, mais même en y parvenant elle ne sera jamais plus à l'image de ce qu'elle fût. C'est donc que des bases ethno-culturelles il faut bâtir une idée nouvelle et non pas lutter désespérement pour le retour impossible du passé.

Tout le monde admettra donc que rien ne sera plus comme avant et que "révolution française" et "France" se confonde désormais intimement et que tout français conscient et volontariste ne voudra jamais rompre avec cette synthèse acquise de haute lutte. Il n'y a donc dans cette position visant à marier la carpe (révolution française universaliste) et le lapin (Europe) aucune espèce de voie de salut si l'on est réellement opposé à l'universalisme.

Il faut donc appeler un chat un chat et ne pas essayer de concilier l'inconciliable, c'est à dire universalisme révolutionnaire et propositions ethniques.

La France a une vocation impériale. L'Europe aussi. Mais il ne peut y avoir deux empires pour un même sol. Les souverainistes, de gauche et de droite, l'ont bien compris et démontrent une réelle cohérence idéologique. Pour l'ethniste, qui est particulariste et donc admet comme essentielles les notions de parenté culturelle et spirituelle, la France universaliste ne peut jouer comme idée aucun espèce de rôle dans la construction européenne. La France est irrémédiablement consubstantiellement universaliste et intégrationniste. Il en va de la survie même de sa vérité. L'Europe lui fait de l'ombre comme transcendance politique pour les peuples du continent. Car l'Europe par définition est un particularisme mondial comme la  Bretagne est un particularisme hexagonal. Il est donc logique que pour faire l'Europe les particularismes s'accordent et convergent vers elle au détriment des états nations artificiels.

Les identitaires ne sont pour l'heure pas prêt à oser cette audace intellectuelle. Il préfère jouer avec des concepts construits par le jacobinisme. C'est en soi contre-révolutionnaire et conservateur. Inventer ses propres catégories politiques, c'est cela être révolutionnaire ou "évolutionnaire". 

vendredi 27 mars 2009

Paris à trois heures de Kemper: Le Drian vend le pays aux bourgeois parisiens

C'est désormais le motif d'autosatisfaction privilégié de la majorité régionale au pouvoir qui a largement déçu par ailleurs sur certains sujets comme la langue bretonne et la réunification: il s'agit bien sûr de la ligne TGV Paris-Kemper qui mettrait ces deux villes à moins de trois heures l'une de l'autre.

Que la nationale du Kreiz Breizh censée désenclaver Karaez ne soit toujours pas terminée après 40 années (ce qui fait plus donc que les pyramides d'Egypte) ne semble pas travailler outre mesure la majorité socialiste française. La priorité entend-on c'est de renforcer a logique pyramidale de l'organisation du territoire en ajoutant un tentacule à la pieuvre parisienne.

La réalité est pourtant dramatique: les côtes sont déjà largement prises d'assaut par les fortunes bourgeoises de Paris. Mais cela ne concernait encore que des retraités ou des vacanciers amateurs de plaisance, quoique dans de grandes proportions. Les conséquences sur l'expropriation de facto des bretons de leurs terres sont déjà dramatiques.

Mais en plaçant comme alpha et omega de la logique de développement du territoire breton le raccrochage coûte que coûte du pays à une capitale sclérosée, la majorité a résolument fait le choix de l'archaïsme. Un modèle qu'une caste cooptée maintient quel qu'en soit le prix.

Quiconque se ballade en Europe et par exemple au Pays de Galles sera frappé par comparaison de l'excellent service de bus qui dessert les villes et campagnes. En Bretagne rien de ce genre. Pire, aller de Quimper à Paimpol prend près de 2 heures et demi, 1 heure et demi pour Morlaix et encore en voiture.

La majorité régionale a précisément oublié qu'elle est régionale et non hexagonale. Elle n'est pas mandatée pour servir d'auxiliaire à la grandeur parisienne et à ses plaisirs plaisanciers, mais pour assurer un redressement breton dans la mesure du possible. La Bretagne ainsi sous la houlette de Jean Yves Le Drian va financier un projet qu'elle ne devrait normalement pas financer et dans des volumes tout bonnement hallucinants. Bref on joue les laquais d'un pouvoir central enfermé dans son centralisme et ce volontairement, voire avec une satisfaction consommée de masochiste monomaniaque.

Plutôt que d'investir des milliards d'euros pour faire fuir plus vite nos jeunes diplômés et faire venir encore plus rapidement les bourgeois parisiens qui s'empareront des côtes au détriment des bretons, nos harkis du PSF, de l'UDB et des Verts auraient plus certainement dû songer à réduire la fracture qui existe en Bretagne Nord et Bretagne Sud et entre campagnes et villes.

Voilà qui est trop demandé à nos vieux notables blanchis sous le harnais et nourris au bon grains des prébendes républicaines. Pourquoi faire du neuf quand on peut faire du vieux ? Pourquoi oser quand on peut se ruiner pour plaire au maître ?

Cette majorité, décidément, ne brille guère par son sens de l'innovation. Elle émane, avouons le, d'un parti, le Parti Socialiste Français, qui démontre sur le dossier de la réunification par la voix de Poignant, Maille, Cuillandre, Batteux, Auxiette, Ayrault et consorts une impermabilité au changement par intérêt de caste et idéologique. On est en plein 1793. On reste dans l'incantation parisienne, aidé en cela par des médias onctueusement conformistes et serviles. Il suffit de voir comme un Coudurier essaie avec ses petits moyens de jouer le grands monsieur de la presse "Nationâleuh" et parisienne. En abordant jamais les problèmes bretons dans leur particularité, en les cachant, on se contente de paraître pour les ploucs édifiés en docte savant des "choses d'en haut". Mais Coudurier ne sait rien. Sauf qu'il est là pour servir le pouvoir en place. Tout va bien pour nos vieilles badernes, la république est bonne fille.

Osons dire qu'il nous faut du neuf. Osons dire que les médecines concoctées par un PSF en bout de course, au logiciel archi-usé, ne fonctionnent pas. Sur la réunification, Le Drian est d'un mutisme confondant: Paris a tranché, on acquiesce tout en faisant les idiots avec les bretons engagés sur ce dossier: les élections approchent et l'on entourloupera peut être encore la masse.

Il est temps qu'en Bretagne un pouvoir politique civil s'empare des dossiers pour le seul intérêt breton et non pour quelques ligues de vertus, groupes de copains et autres français parachutés sans parler de la gérontocratie que sont les bunkers des chambres d'élus.

De l'air ! Du neuf ! Les réactionnaires dehors !

La farce démocratique ripoublicaine

A visionner en se remémorant cette phrase de Saint Just, républicain icône du jacobinisme:

"Il faut dans toute révolution un dictateur pour sauver l'état par la force, ou des censeurs le sauver par la vertu."


mercredi 25 mars 2009

Identitaires en Bretagne

Le 21 mars 2009, les Identitaires bretons viennent de signer l'achat d'une propriété de dix hectares. Cet investissement militant permettra l’ouverture très prochaine d’une maison de l’identité bretonne : Ti-Breizh. Celle-ci sera la première du genre installée à la campagne, a contrario des maisons de l’identité flamande ou niçoise créées au cœur des centres urbains.

Située dans le Tregor, à 20 minutes de la mer, Ti-Breizh est constitué, entre autres, d’une salle commune de 70 m2, de cinq chambres et d’une cuisine salle à manger. Un dortoir est en création et plusieurs bâtiments attendent d’être rénovés.

Le 24 septembre dernier, lors de la réunion constitutive des identitaires bretons, Philippe Millau avait annoncé ce projet. Six mois auront suffi à sa réalisation. Ti-Breizh sera le pôle enraciné que la Bretagne identitaire attendait. Loin d’être repliée sur elle-même, il a vocation à rayonner sur la Bretagne historique pour y développer des actions sociales ou écologiques.

Plus d’informations bientôt…

Source Jeune Bretagne

mardi 24 mars 2009

La gauche jacobine essaie de prendre le contrôle de la culture bretonne pour mieux la détruire

Communique de presse

Source : Collectif Breton pour la Démocratie et les Droits de l'Homme
Porte parole: Angèle Jacq
Publié le 23/03/09

LANDUDAL — Le mardi soir 10 mars à 20 h 30 des bénévoles sont venus des quatre coins de la Bretagne à Carhaix – invités par le Conseil Culturel de Bretagne actuel - afin d'examiner le premier texte qui leur soit soumis en vue de la création de la Chambre culturelle, prévue en session régionale du 27 février 2009. Texte « amendable et discutable » : heureusement, car à leurs yeux comme un lapin sorti du chapeau, ce texte annonçait la création d'un collège supplémentaire de 20 personnes représentant des organismes d'Etat, ce collège venant en sus de celui prévu, composé de personnalités qualifiées nommées par la Région. Il n'en avait jamais été question jusque là, lors des rencontres avec - le Conseil Culturel de Bretagne en juillet et - l'Institut Culturel de Bretagne, en septembre. - Ce soir-là, des remarques ont été faites et le texte amendé : c'est tout de même le moins quand il s'agit de culture bretonne portée par ces mêmes bénévoles depuis de si longues décennies. Mais trois jours plus tard, par coups de fil et autres mails de réseau, ces mêmes bénévoles apprennent que leur déplacement à Carhaix avait été vain : le texte n'était pas amendable ! Alors qu'il n'y avait eu aucune concertation pour son élaboration, celui-ci était bloqué. Puis, toujours selon le même mode - coups de fil et autres mails de réseau - il leur a été fait remarqué qu'elles n'avaient pas su le lire, que rien n'était aussi directif qu'elles se l'imaginaient… De qui se moque-t-on ?

Vers une chambre de notables

Certes quelques personnes « qualifiées », soigneusement triées sur le volet, ont été sondées ces derniers mois lors de discussions convenues entre la poire et le fromage. Mais de discussions sur un texte quel qu'il soit, aucune. Si seulement le collège supplémentaire proposé avait été celui de 20 salariés des associations culturelles, désignés par les salariés des différentes filières culturelles. Techniciens du quotidien culturel breton, ces représentants auraient apporté leurs savoirs pratiques, et rajeunis la moyenne d'âge des participants à cette Chambre. Un collège de ce type existe dans les chambres professionnelles. Eh non ! En une viscérale coercition jacobine, ces 20 postes sont offerts aux organismes d'Etat qui « œuvrent » en région Bretagne ! Entre autres les scènes nationales en Bretagne, les TV et radios d'Etat ! Etc… Pire, si cette structure passe en l'état, la Bretagne est assurée de disposer d'une chambre de notables à la botte du pouvoir en place, quel qu'il soit, et dotée d'un collège de têtes qui n'entendent qu'un son, « la voix de son maître » : l'Etat. Il est à craindre qu'il s'agira dans cette chambre, on ne peut plus convenue, uniquement de culture en Bretagne, et non celle promise aux associations culturelles, la culture de Bretagne qu'elles portent à bout de bras depuis si longtemps : l'esprit de la Charte culturelle de 1977 n'y sera plus.

Sans oublier l'absence basique de démocratie pour la désignation des délégués.

Peut-on imaginer à notre époque, la création - ou plutôt la nomination ex-cathedra - d'une telle chambre culturelle ? (voir documents joints)

On est tenté de faire le parallèle avec la Catalogne. Peut-on imaginer un seul instant, le président de la Généralitat faisant une telle proposition au monde culturel catalan d'aujourd'hui ? Il signerait sa mort politique… Or en Bretagne, aux premières régionales de ce millénaire, pour la première fois de son histoire, l'élément culturel fut déterminant dans le scrutin. Et il le demeure. ■

samedi 21 mars 2009

Réunification

Débat sur la réunification: on notera l'opposition résolue de tous les journalistes présents. Rappelons qu'un journaliste est là pour organiser un débat et non pour faire état de ses amitiés particulières. Chose assez difficile à comprendre en France ou ces messieurs de la presse, formés par régiments dans les écoles de journalisme, apprennent comment ne pas faire son boulot de journaliste pour la plus grande satisfaction de l'oligarchie parisienne.