vendredi 27 février 2009

Une famille britto-juive sauvée par le chef du PNB

Les maquisards du Groupe "Liberté", composé de membres
 des Bagadou Stourm (ici en uniforme)

Fille de Goulven Mazéas, militant autonomiste breton des années 1920 et 1930, Claudine Mazéas a joué un rôle important dans le renouveau culturel breton de l’après guerre. Dans les années 1950, elle a ainsi collecté des chants traditionnels de Bretagne, notamment la fameuse gwerz Skolvan de madame Bertrand de Canihuel. L’association Dastum vient de sortir récemment un disque sur cette grande chanteuse de tradition, à partir des enregistrements de Claudine Mazéas. En 2006, cette dernière a reçu le collier de l’Hermine en récompense de son action en faveur de la Bretagne. Elle avait alors accepté de répondre à quelques unes de mes questions sur un épisode tragique de sa vie : son arrestation et son internement au camp de Drancy, en raison de ses origines juives. Ce témoignage bouleversant, n’avait alors pu paraître mais il avait été en partie utilisé par Jean-Jacques Monnier dans son ouvrage Résistance et conscience bretonne (Yoran Embanner, 2007). Le voici en intégralité. Outre le rappel des heures sombres de l’occupation allemande et des crimes du nazisme, il apporte également un témoignage intéressant sur le mouvement breton de l’époque.

Goulven Mazéas et les fédéralistes bretons

Claudine est la fille de Goulven Mazéas, un des fondateurs du Groupe régionaliste breton (GRB) et de la revue Breiz Atao en 1919. C’est alors un jeune breton léonard qui vient de connaître l’horreur des tranchées. Comme beaucoup, il en conserve un profond antimilitarisme. Il rejette aussi le nationalisme français ambiant, dans lequel il voit une des causes de la boucherie de 14-18. Donc, il s’engage pour la Bretagne et le fédéralisme dans lequel il entrevoit un antidote aux excès qui ont déchiré l’Europe. En 1927, il est membre du Parti autonomiste breton (PAB), dont il portera les couleurs, en 1930, lors d’une élection législative à Guingamp, avec, notamment, pour slogan « à bas la guerre ». Avec Duhamel et Marchal, Mazéas est, à l’époque, une des figures du courant de gauche de l’Emsav. Lorsque le PAB explose, en 1931, il choisit évidemment de rejoindre le courant modéré, la Ligue fédéraliste de Bretagne (LFB), qui s’oppose aux nationalistes intégraux du Parti nationaliste breton (PNB). L’homme ne goûte guère les totalitarismes de son temps et condamne autant le stalinisme que le national-socialisme qui vient de triompher en Allemagne. Ces idées modérées, il les expose dans un livre paru en 1935, Social-fédéralisme, où il développe un engagement pacifiste, proeuropéen et socialement engagé. Il défend l’idée d’une Bretagne autonome dans une Europe de paix et de tolérance qui, à l’époque, n’en prend pourtant pas le chemin. Goulven Mazéas est un pragmatique, un commerçant en pomme de terre – un tubercule à laquelle il consacrera un autre livre -, installé sur la place de Guingamp. Contrairement à d’autres, il n’est pas coupé du peuple breton.

Goulven Mazéas est aussi marié à une demoiselle Weill, d’origine juive alsacienne. « Nous avons toujours eu ses deux cultures, se souvient Claudine Mazéas. Je les ai accueillies toutes les deux, elles font partie de mon identité. » Après l’échec de la LFB, en 1935, Goulven Mazéas cesse de militer, mais garde des contacts dans le mouvement breton.

L’hermine et l’étoile jaune

Les choses se compliquent avec la guerre. La famille vit toujours à Guingamp. « Avec mon frère, nous n’avons pas eu à porter l’étoile jaune, confie Claudine Mazéas. Nous n’étions qu’à moitié juifs… Mais ma mère l’a eue. » La jeune Claudine qui s’intéresse à la matière bretonne se souvient d’avoir été étonnée « de la facilité avec laquelle mon père m’a laissé partir à un camp des bagadoù stourm, en 1943 dans les monts d’Arrée. Il ne goûtait guère, pourtant, les idées de Yann Goulet, alors me voir rejoindre les jeunesses du PNB, c’était étonnant ! Lui qui m’interdisait pas mal de choses, me permettait également de participer aux activités de l’Institut celtique de Roparz Hemon, à Rennes où j’étais lycéenne. Il devait se dire que c’était bien que nous fréquentions ces organisations, que cela pouvait nous protéger. Cela étant, à l’époque, nous ne savions rien des camps de concentration. Ce n’était pas dévoilé. Personne ne pouvait s’imaginer ce qui se passait là-bas. Mon père pressentait à juste titre qu’il y avait du danger. »

Au fur et à mesure, la pression se fait plus forte. « L’abbé Louis Le Floch, dont le nom de plume en breton était Maodez Glanndour, a proposé de nous baptiser, mon frère et moi. C’était une protection supplémentaire. C’est aussi avec lui que j’ai commencé à apprendre le breton. Ma mère, en tant que juive, était soumise à un couvre-feu. Pour qu’elle continue à suivre les cours d’histoire de Bretagne qu’il donnait à Guingamp, il a changé l’heure des cours. Quand je pense qu’on l’a récemment traité de collabo ! D’une manière générale, je dois dire que les gens du mouvement breton ont été très chics avec nous à cette époque. Je n’ai jamais entendu la moindre remarque antisémite en tout cas. »

Ces relations dans le mouvement breton ne suffisent pas. En décembre 1943, les Mazéas sont dénoncés. Comme juifs. La famille est arrêtée. « Je me souviens d’arriver à la maison et de voir mon frère, dans une voiture que je ne connaissais pas. Il m’a fait un signe pour m’avertir et me dire de partir. Je n’ai rien compris. Quand la voiture a démarré, je l’ai suivie en courant. Ils m’ont cueilli à l’arrivée, devant la prison de Guingamp. » Elle restera quelques jours dans ce curieux bâtiment datant du début du XIXe siècle et construit sur un plan pennsylvanien, qu’on rencontre d’habitude aux États-Unis. « Cela me fait mal au cœur de la voir se dégrader. On a même parlé de la détruire. C’est un lieu de mémoire. Je pense à tous ces jeunes résistants qui y ont été internés. Certains y ont passé leur dernière nuit avant d’être fusillés par les Allemands. Cela impose un certain respect. »

Avec son frère, sa mère et sa grand-mère, ils sont ensuite conduits à la prison de Saint-Brieuc. Les conditions ne sont pas trop dures. Ils peuvent correspondre, lire, recevoir des visites, notamment de Jeannette Queillé, secrétaire de Maodez Glanndour et des sœurs Le Goas. « Je me souviens d’un Allemand très gentil, qui pleurait en disant que la guerre était un grand malheur. Comme quoi, c’est compliqué. Dans l’ensemble, nous avons surtout eu affaire à des policiers français plus qu’aux Allemands. Les Français étaient les pires. Ce sont eux qui faisaient le travail des nazis. »

Déportés à Drancy

À l’extérieur, Goulven Mazéas s’active et tente tout pour les sauver. Il ne peut cependant empêcher qu’ils soient envoyés dans le sinistre camp de Drancy, où est regroupée une grande partie des juifs français avant d’être convoyés vers les camps d’extermination. « Nous y sommes restés un mois, indique Claudine Mazéas. J’en ai assez peu de souvenirs, car j’avais contracté une pneumonie qui m’a beaucoup affaiblie. Mais ce dont je me souviens, je ne peux l’oublier. C’était un vrai camp de concentration, c’était affreux. On entendait souvent des cris, ceux des gens qui montaient dans les convois ou ceux des gens qu’on supprimait. Je me souviens aussi de la visite de hauts dirigeants SS. »

Comme beaucoup de survivants, Claudine Mazéas ne peut se départir d’une certaine culpabilité, celle d’avoir survécu. « Si nous n’étions pas sortis, je ne me fais aucune illusion sur notre sort. Drancy, c’était l’antichambre d’Auschwitz. Je me souviens particulièrement d’un jeune garçon de mon âge, avec qui je parlais beaucoup de musique. Pour passer le temps, on chantait ensemble, sur les lits superposés de notre baraque, notamment le chant des marais, qui est devenu un des symboles des déportés. J’aurais beaucoup aimé le revoir, comme d’autres que j’ai connus à Drancy. Mais il a dû partir en fumée à Auschwitz. »

À l’extérieur, Goulven Mazéas remue ciel et terre pour sauver sa famille. « Il disait toujours qu’il serait allé voir le diable s’il l’avait fallu pour nous protéger. » Il fait aussi jouer de ses relations. « Yves Delaporte, un des dirigeants du PNB, parlait bien allemand. Il est allé plusieurs fois à la Gestapo de Rennes pour essayer de nous faire sortir, mais il a été débouté. » Le salut viendra d’une voie étonnante. « Début février 1944, on nous a appelés et on nous a fait entrer, par une porte discrète, dans un petit bureau. Un Allemand en uniforme nous dit de sortir du camp et, surtout, de ne pas nous faire reprendre sinon nous serions déportés aussitôt. On s’est retrouvé dans la rue, avec mon frère qui avait été rasé, ma mère et ma grand-mère qui ne voulait pas partir. Elle s’était en effet faite des copines juives alsaciennes et ne voulait pas les laisser ! » L’Allemand en question est en fait un ancien autonomiste alsacien, que Goulven Mazéas et Delaporte ont retrouvé. Il a fait jouer une clause de faveur dont pouvaient bénéficier certains juifs étrangers, espagnols et portugais notamment. « Il nous a sauvés, parce qu’il avait été ami de mon père dans les années 1930. Ils étaient alors tous les deux fédéralistes européens. Nous avons eu une chance incroyable, car presque personne n’a échappé de Drancy, même pas des gens riches comme les Rothschild. Nous avons eu beaucoup de chance, car nous avions été désignés pour le convoi du 10 février pour Auschwitz. À quelques jours près, nous aurions été déportés et probablement assassinés. »

La famille est ensuite rejointe par Goulven Mazéas et cachée en région parisienne. Les troupes alliées approchent de la capitale durant l’été 1944. Mais, un jour que Daniel Mazéas est parti au ravitaillement, il est reconnu par un mouchard qui l’avait vu à la prison de Saint-Brieuc. Dénoncé, Daniel Mazéas est envoyé à la prison des Tourelles et fouillé, revolver sur la nuque. La famille va subir de nouvelles avanies. Dans un témoignage du 23 mars 1947 à la justice française, la mère de Claudine raconte les faits : « Ensuite, venus perquisitionner à notre domicile, nous avons été de nouveau arrêtés, y compris mon mari. C’était le service français de la Gestapo, ramassis de miliciens de PPF [Parti populaire français] et autres. Au moment de mon arrestation, on nous avait téléphoné. Comme ma fille se refusait à dire le nom de la personne, le chef nous a dit : « Nous savons très bien que c’est Yves Delaporte, si nous tenions ce salaud-là ! » Puis, quelques minutes après : « Nous allons de ce pas l’arrêter, les frères Delaporte sont des gaullistes et leur PNB est anglais ». » Claudine Mazéas se souvient, quant à elle, que « Heureusement Papa avait tout son argent sur lui. En fait, les miliciens l’ont rançonné, puis nous ont relâchés. La Libération approchait, les miliciens devaient déjà songer à fuir… »

Après-guerre, La famille Mazéas restera profondément marquée par l’épreuve. Mais elle n’en avait pas tout à fait fini. Goulven Mazéas sera de nouveau dénoncé… comme Breiz Atao et autonomiste breton. Ce qui lui vaudra un nouvel interrogatoire, mais les poursuites seront rapidement abandonnées. Claudine s’engage activement dans la promotion de la culture bretonne. Appuyée par deux anciens résistants, Pierre-Roland Giot et René-Yves Creston, elle réalise une série de collectes sur la tradition populaire de l’île de Batz, du Trégor, de la haute Cornouaille qui demeurent des références.

L’histoire des Mazéas n’en est sans doute qu’une parmi tant d’autres dans ce conflit qui a broyé tant d’innocents. Alors que les témoins des années les plus sombres du XXe siècle se font de plus en rares, que les historiens continuent un travail parfois difficile sur cette période complexe. Alors que, trop souvent, les amalgames les plus désagréables sont commis sur la question, recueillir le témoignage de Claudine Mazéas n’apparaissait donc pas dénué de sens. Il n’entraîne bien évidemment à aucune généralisation, mais tend à démontrer que la réalité du mouvement breton durant cette période est bien plus compliquée qu’on veut parfois le faire croire.


http://ablogjeanfloch.over-blog.com/article-28265993.html

jeudi 26 février 2009

Propagande républicaine colonialiste

"LKP : Le masque tombe

Très populaire au début du mouvement de grève, le Collectif LKP est désormais ouvertement critiqué pour ses méthodes brutales, voire totalitaires. Menaces, intimidations, violences, nombre de Guadeloupéens sont exaspérés. Revue de presse hexagonale."

RFO.FR

C'est le ton général de la contre-offensive du gouvernement qui contrôle étroitement tous les médias français. On la retrouvait avant hier sur France 2, hier dans Le Figaro et se répand désormais partout. Salir pour discréditer, dans la grande tradition autoritaire jacobine et franco-parisienne.

Le LKP occupe RFO en Guadeloupe

"Un texte en surimpression sur la mire de RFO annonce "Prise d'antenne à 13 heures (18 heures à Paris) en présence du LKP", a constaté sur place un correspondant de l'AFP. L'antenne, jusqu'alors silencieuse, diffuse depuis 12 h 45 musique et chansons militantes. Les manifestants s'opposent à "un projet de la direction de RFO de diffuser RFO-Guadeloupe depuis Paris", selon François-Joseph Ousselin.

Selon la SNJ-CGT de l'audiovisuel et la CSA (Confédération des syndicats autonomes), première organisation syndicale de RFO outre-mer, le leader du LKP, Elie Domota, figure parmi les manifestants présents dans les locaux."

Le Monde

Une chaîne pour les colonies extra-européennes de la France gérée depuis Paris, le paternalisme raciste et colonialiste républicain est sans limite...

Le rapport Balladur: le point de vue de WSB

Service minimum donc pour nos chers technocrates parisiens qui auraient pu au final s'abstenir de faire un comité de réflexion qui s'est borné à de timides propositions.

Il faut bien être en France, dans un système républicano-monarchique, pour qu'une caste de privilégiés, les élus républicains, puissent avoir une si grande capacité de nuisance, une si grande inertie face au changement, le tout au nom de "l'intérêt général" ! 

L'hypocrisie est on le sait, une qualité française par excellence.

On ne touchera pas au département pour ne pas déranger ceux qui vivent de ce fromage aussi inutile que moisi. On ne touchera pas aux 36 000 communes. Le nombre comme les frontières des régions seront modifiées...Si les barons locaux le veulent bien. Bref on ne touchera à rien.

La réforme en France est impossible. Trop de gens vivent de ce système comme autant de rois Nègres. Comme en tout dans ce pays, le peuple désorganisé selon un méthodique plan de "délégation" républicaine laisse son avenir à des féodaux qui ont toujours une bonne excuse pour préserver leurs prébendes. Nos profiteurs font tourner leurs moulins à prière en évoquant la "République" comme un mantra à l'instar des moines tibétains pour écarter le démon de la modernité. Ces vieux bonzes sexagénaires aiment cette république de vieux cumulards qui le leur rend bien.

Le PS de l'alcoolique Martine Aubry annonce faire la liste des attaques "à la République". La république ce n'est même plus chez les français un système politique, c'est une église voire une secte. Tels des raëliens la "république" devient avec eux une entité abstraite flottant dans les airs et auquel tous doivent déférence. La Vierge elle même ! Il faut avouer qu'on nous dit assez de ne pas aller voir derrière ce mot ce qu'il y a en réalité de magouilles, de cliques affairistes, de politocards. Derrière ce brouillard des "valeurs républicaines" censé décourager le curieux trop audacieux par des mots grandiloquents, vivent en rapaces quelques centaines de milliers de gens du sérail cooptés ayant droit de vie et de mort sur la société civile.

Seul un coup de balais général pourra débarrasser le pays de cette nuée de vampires blanchis sous le harnais. Avec un coup de pied au cul en prime.

En Bretagne, pour une fois, avouons que nous avons fait exception. Les élus d'habitude si médiocres ont montrer un peu de vigueur pour s'unir sur une question consensuelle: la réunification. Et Dieu sait que c'est là un microscopique enjeu si l'on se compare à la Catalogne ou à l'Ecosse... Les patrons, oubliant leur réserve de gestionnaires fatigués, ont osé faire bloc. Les partisans célèbres de la diaspora servant de mercenaires médiatiques. La voix bretonne a sur ce coup ci existé, monolithique. 

Mais alors qu'arrivera t'il si cette belle unanimité ne donne rien ? 

Nous l'ignorons. Mais on peut dire d'ores et déjà que la France est une vieillerie que même des réformes au rabais terrorisent. Un bunker de privilèges ou règnent essouflés des vieillards sans imagination essayant de se survivre à eux mêmes. Des cumulards blindés, orgueilleux cuistres, qu'une bonne rafale de mitrailleuse aurait la vertu de remettre à leur place.

Car enfin en Europe en 2009, si rien ne peut advenir dans le calme serein des débats démocratiques, qui en Bretagne sont toujours fort courtois et posés, que faudra t'il à cette bande de sangsues pour comprendre qu'il est grand temps qu'ils dégagent et qu'il laisse la place au peuple ? Oui on sait que chez les jacobins parisiens, le peuple "ça pue, c'est sale, ça ne comprend rien". Mais c'est pourtant lui, excusez, qu'en démocratie dirige. La question n'est pas mince: il faut faire de la France une démocratie, non plus populaire comme en Corée du Nord, mais réelle comme en Espagne, en Allemagne, au Royaume Uni.

Les banlieues ne souffrent pas moins des mêmes comportements, non plus que les PMI PME. Tous confrontés à une même bande de technocrates omnipotents sans vision qui les pressurent pour rester en haut d'un cocotier tricolore.

Alors les bretons, s'ils n'obtiennent pas sur ce dossier satisfaction, sauront que seul les coups font avancer la France. C'est triste mais c'est ainsi.

mercredi 25 février 2009

Portes Ouvertes à Diwan Kemper

Communique de presse

Source : Ti ar Vro Kemper
Porte parole: David Ansquer
Publié le 24/02/09

QUIMPER/KEMPER — Les écoles Diwan de Kemper (Penhars et Kerfeunteun) organisent les 6 et 7 mars 2009 des portes ouvertes.

Le 6 mars l'école organise aussi une conférence avec Eliane Kerjoant sur « L'expérience de Diwan »

À Ti ar Vro Kemper.

Le SLB (syndicat des travailleurs de Bretagne/Sindikad Labourerien Breizh) appelle au soutien des peuples colonisés

http://www.agencebretagnepresse.com/fetch.php?id=14139

Le ploukisme provincialiste français contre le nationalisme breton


« La tentative de remise en vogue du folklore gallo, qui en soi n’avait rien de méchant, a suggéré aux observateurs gouvernementaux un moyen perfide d’empêcher les jeunes Hauts-Bretons de ce qu’ils sont, des celtes et non des gallo-romains, à travers les danses, les chants et la langue celtique. Le kan-ha-diskan replonge les participants dans la communauté du clan, les gwerz, la langue bretonne font monter chez ceux qui les absorbent comme un élixire, l’appel du sang. C’est cela qu’il fallait empêcher, quand les festou-noz, à Nantes, qui attiraient jusqu’aux Angevins et aux Vendéens, faisaient trembler le clignotant de l’unéindivisibilité.

Le patois, c’est amusant, ça ne gêne personne. La gigouillette ou la polka-piquée nous font jouer le rôle de faux paysans rigolards à la mode française. Le folklore gallo, en un mot, n’est pas une école de plastiqueurs. Mais c’est un bon moyen de couper en deux culturellement la Bretagne, après l’avoir diminuée physiquement en l’amputant de sa partie la plus peuplée et la plus industrieuse. La promesse de faire renaître la culture du « peuple gallo » était une farce puisqu’une telle culture n’a jamais existé au sens où nous accordons à ce mot et n’existera pas davantage dans l’avenir, mais ce fut une excellente manœuvre politique et un rude coup porté à la renaisssance nationale de Breizh. Un signe de l’affaissement politique chez nous, depuis que règne la loi des faux-nez, est que cette imposture, non seulement n’a provoqué aucune réaction de rejet, mais a déchaîné l’enthousiasme dans certains milieux, comme si le président de la République, qui a enterré le régionalisme et proclamé sa volonté de maintenir les départements et la centralisation, pouvait avoir l’intention de restituer son génie à la Bretagne ! »

Olier Mordrel, L’Idée bretonne, éditions Albatros, 1981

TV Breizh sur la TNT en 2012


"Alors qu'a été accordée en 2012 l'accès à un canal gratuit supplémentaire sur le numérique à toutes les chaînes dites "historiques", TF1 a choisi de laisser sa chance à sa chaîne bretonne TV Breizh."

Source Blog de Morandini

http://www.tele7.fr/tv/news-tele/tv-breizh-accessible-sur-la-tnt-gratuite-en-2012/(gid)/741914

"La marmite jacobine en ébullition"

Communique de presse

Source : Collectif Breton pour la Démocratie et les Droits de l'Homme
Porte parole: Angèle Jacq
Publié le 25/02/09

LANDUDAL — Le rapport Balladur n'est pas encore sorti que les «fuites», organisées ou pas, font bouillir la marmite jacobine des élus conservateurs de tous bords ! Une partie du PS s'accroche aux branches autant que les conservateurs de droite, en gros tous ceux qui ne veulent pas entendre parler de réformes du millefeuille administratif, qui, plus que jamais, prend eau de toutes parts.

En effet, aujourd'hui aggravé par la crise mondiale, on touche les abysses d'un déficit inégalé si ce n'est celui du trésor royal d'avant révolution de 1789. Or, et comme les nobles privilégiés de l'époque, - ces élus dont le mouvement transcende tous les partis - défendent becs et ongles jusqu'au plus ridicule des strapontins. Que de protestations de la part de ceux-là qui bénéficient des largesses de Marianne ? Incapables de citoyenneté véritable afin d'accompagner les réformes urgentes qui permettraient de substantielles économies et une plus grande efficacité de gestion, ils regardent à la courte-vue comment pouvoir… être réélus. On roule à tombeau ouvert vers la banqueroute mais qu'importe ! Les mandats, tous les coûteux mandats superposés, sont à sauvegarder, pour le bonheur de la fratrie politique !

Qu'importe la facture, le « beulou » de service paiera mais lui demandera-t-on enfin son avis !

Car reste un petit détail gênant : ce dernier est fatigué de payer. D'autant que l'on ne peut indéfiniment le plaindre sur le registre de la vie chère et le faire cracher au bassinet pour grassement entretenir cette pléthore de cages dorées avec leurs émoluments, défraiments, liste civile, frais de bouche et de voiture, voire, de logement ou d'hébergement, et l'on en passe, sans oublier les frasques de campagnes électorales sans commune mesure avec les réalités du pays et son devenir… Toujours sur un grand pied et sous les dorures d'une République qui, depuis longtemps et à force d'empiler et de multiplier les strates, n'est plus une démocratie. L'a-t-elle jamais été d'ailleurs ?

Dans ce fatras de conservatisme de tous poils, la baronnie socialiste des Pays de la Loire atteint une originalité toute particulière. En effet, son gousset déverse à flot les deniers du contribuable breton de Loire-Atlantique afin d'abonder une curieuse publicité : celle de faire exister une région fabriquée de toutes pièces et qui veut retenir dans ses filets ce département breton en niant effrontément sa bretonnitude historique ! Pire, Monsieur Auxiette traite de colonisateurs les Bretons de Bretagne administrative, oubliant sans vergogne, que c'est précisément sa Région qui colonise le cinquième du territoire historique de la Bretagne, mettant ses pas dans ceux du gouvernement de Vichy de sinistre mémoire !

Une conduite inacceptable, et des mots que l'on ne peut tolérer de la part d'un élu, que les élus de la Bretagne entière devraient ramener à un plus juste regard sur la démocratie et l'histoire. Car le territoire historique fait partie des droits de l'Homme et donc des peuples, avec leurs cultures et leurs langues. Les élus de Nantes devraient y réfléchir qui reçoivent ces jours-ci colloques et conférences sur le sujet… Mais c'est vrai, les droits de l'Homme en France sont à usage international et ignorés en application interne ! Pourtant l'ONU, la Cour européenne des droits de l'Homme, la Commission européenne, le Conseil de l'Europe l'on rappelé maintes fois, et récemment encore, à la France.

Alors commission Balladur ou pas, il est temps que ça change, non ? ■

Le président de Bretagne Réunie appelle à la mobilisation